26 juil. 2012
mur des récoltes
Œuvre réalisée au cours d'un atelier dirigé par Anne-France Frère, plasticienne et des femmes de l'atelier Jasmin.
16 juin 2012
journal de mai (en juin)
Les légumes
C’est la « pleine » saison, le temps
file vite, le rythme s’accélère …: semis, plantations, désherbages,
arrosages ; après un beau panier de départ, il y a eu un petit creux, mais
les fraises sont là, les melons, aubergines et tomates, concombres, poivrons
arrivent, ainsi qu’une nouvelle série de jeunes carottes.
La récolte de pois gourmands et petits pois a été
belle, malgré- ou grâce ?- au froid de l’hiver.
Quelques uns des artichauts qui avaient gelés,
sont repartis, et nous en avons planté de nouveaux. Les cardes sont magnifiques,
nous y avons associé des topinambours pour les amateurs. Nous avons laissé en
terre les racines de cardes et planté les topinambours directement, sans
travailler ou « nettoyer » la terre, laisser de la racine permet de
préserver la vie du sol, et ces topinambours sont bien sortis.
Le blé et l’orge commencent à dorer, et les vagues
des épis au vent sont toujours un plaisir pour le regard.
Pépinière
Les séries de semis se succèdent aussi.
Grâce aux motteuses nous faisons rapidement une
grande quantité de mottes de terreau prédécoupées qui accueillent les graines ou
les jeunes plantules faites en bac ou plateaux mini-mottes (pour les tomates et
les céleris rave). La seconde série de tomates variées vient d’être repiquée.
Les céleris rave et des salades seront plantés en
plein champ cette semaine.
Nous allons semer des nouvelles séries de melons
et de courgettes, avant d’attaquer…les choux! En maraîchage, et particulièrement
en AMAP, l’anticipation est de rigueur.
Variétés
Nous avons fait un essai variétal de batavia à
couper et de salades d’été de variétés anciennes, comme la « grosse blonde
paresseuse » ! Nous faisons des essais variétaux sur les salades
anciennes car les salades « modernes » dites améliorées (qui ne
« montent » pas, c'est-à-dire….qu’elles ne font plus de
graines… !!.) apparaissent et disparaissent chaque saison chez les
semenciers; ces « variétés » (qui n’en sont pas), ont des noms divers
et variés, parfois très mode. Elles sont faites pour l’agriculture industrielle,
et sont peu résistantes au brémia (un champignon) ; chaque variété nouvelle
obtenue fait muter le dit champignon, une course technologique sur le vivant,
qui a déjà produit presque trente mutations…
Nous faisons aussi quelques expérimentations en
haricots.
Nous avons accueilli quelques plants d’aubergines
et de melons blanc d’hiver pour les essais variétaux du GRAB.
Insectes auxiliaires
Les ruches de deux apiculteurs aident à la
pollinisation des légumes, six ruches sont proches des serres, d’autres
sont dans le verger familial. Fleurs au sol, acacias, arbres mellifères ou
fruitiers sont nombreux sur la ferme.
Vous savez que les pesticides atteignent gravement
la santé des abeilles (et des humains…) ces insectes indispensables peuvent
parcourir jusqu’à trois kilomètres et un champ de colza ou de tournesol traité
de l’autre côté de la Durance peut être fatal, mais heureusement, elles vont au
plus près quand elles ont de quoi se nourrir! Le cruiser, un pesticide bien
connu, a enfin été interdit.
Dans les serres de courgettes des ruches de
bourdons sont posées, le milieu des serres est moins favorable à la circulation
des abeilles que l’extérieur. Il y a dans la nature de nombreux insectes
pollinisateurs autres que les abeilles d’élevage, dont les bourdons.
Nous avons peu de problèmes d’insectes
« ravageurs » des cultures en extérieur, mais dans les serres quelques
foyers d’infestation peuvent se développer avant l’arrivée de prédateurs.
Pierre observe donc attentivement leur arrivée
(pucerons, acariens…) et, avec l’aide d’un technicien nous introduisons donc
parfois leurs prédateurs (c’est ce qu’on appelle la lutte biologique) ou nous
utilisons des méthodes pour piéger ces ravageurs.
Françoise et Pierre
Lecture
Famine au sud, malbouffe au nord - Comment le
bio peut nous sauver
Marc Dufumier - Editions NiL
Marc Dufumier - Editions NiL
15 juin 2012
Les évènements
La visite de la ferme le dernier week-end d’avril
a été très réussie, nous avons eu 90 visiteurs, venus de plusieurs départements.
De ferme en ferme est un évènement connu et certains visiteurs parcourent ainsi
les fermes de France en famille. 4000 personnes se sont déplacées pour visiter
les fermes en Vaucluse, c’est un bon début.
Quelques adhérents de toutes nos AMAP sont venus
et ont été heureux de découvrir les terres où poussent leurs légumes;
l‘épouvantaille « Jeanne » réalisé par les enfants et Solange a eu du
succès.
Le week- end prochain, ce sont les fermes bios qui
vous accueillent, c’est le « printemps bio ».
Les dix ans de l’AMAP Paniers de Saisons, au lycée
agricole de Valabre a été aussi un grand succès, avec plus de 200
participants : des stands, de la musique, et un repas très apprécié que
nous avons eu la chance de le partager avec Marc Dufumier, homme engagé et
passionnant, qui a enthousiasmé le public nombreux lors de sa conférence. Il a
aussi présenté son dernier livre, un livre clair, pour tous, qui fait un état de
la situation agricole mondiale :
Famine au sud, malbouffe au nord - Comment le
bio peut nous sauver- Marc Dufumier Editions NiL
15 avr. 2012
journal de mars 2012
Chaud, froid, sec…mais on recommence !
Cordialement à tous
A bientôt !
Après l’épisode chaud de janvier, puis de « grand froid » en février,
nous attendons, comme dans beaucoup de régions en France, la pluie.
Concernant les conséquences du gel, nous avons dû changer la pompe
d’arrosage, et avons eu un dégât des eaux dans le gîte, ce qui nous a
donné beaucoup de travail. Pour les légumes, les artichauts ont gelé
profondément, même si certains repartent, nous n’en aurons donc pas au
printemps.
Depuis quelques semaines les parcelles et les serres se sont transformées :
les semis et plantations sont repartis, d’abord avec un peu de
retard, puis finalement, le temps ensoleillé a fait rattraper ce retard.
Nous avons commandé plants et graines pour la saison, amendé la terre
et :
*planté sous serres : fenouils, choux rave, choux chinois, navets,
radis, salades, courgettes, pommes de terre, betteraves, persil,
basilic.
*planté en plein champ des oignons, épinards, salades, pommes de terre
*semé : radis, carottes….
*mis en route la pépinière
*taillé et paillé les fraises
*écossé les haricots secs
Nous désherbons, ail, carottes, pois gourmands, fèves, petits pois etc….
Bilan de la saison froide :
Avec les courges, vous avez eu en moyenne 11 KG de légumes, et 11 légumes différents.
Il n’y a pas eu tout à fait assez de salades en fin de saison, la
récolte de poireaux a été faible, ce qui avait été annoncé à l’été, les
oignons ont eu un problème de conservation (voir précédent journal)
La farine et les pois chiches ont pu compléter les derniers paniers,
nous mettrons en vente à la rentrée nos haricots secs (excellente
variété de cocos bicolores).
Reprise des distributions
La semaine du 16 au 20 avril (Lundi 16, Mercredi 18, Vendredi 20) aux
heures habituelles (de 18h à 19h), merci de nous prévenir en cas de
retard avec un message téléphonique au 04 90 79 57 67 ou 06 26 14 57 39
car les jours de distributions nous ne regardons pas les mails
Vous devriez avoir pour les premières distributions des betteraves,
carottes, fenouils, navets, salades, radis, persil, poireaux, cebettes,
pois gourmands, épinards, courgettes, pommes de terre, chou rave, chou
chinois
Merci de rapporter vos caisses vides, n’oubliez pas votre sac.
Les paniers
Comme vous le savez nous avons quelques adhérents manquants pour
garder l’équilibre économique de la ferme avec ses unités de travail et
salariés. Nous remercions les adhérents qui se mobilisent pour nous
aider à atteindre notre objectif. L’année 2011- dont nous avons le
résultat comptable- a été satisfaisante avec 170 paniers en moyenne
(début en dessous, fin au dessus).
Cordialement à tous
A bientôt !
14 avr. 2012
Cette année la visite de ferme aura lieu les 28 et 29 avril dans le
cadre de l’évènement national « De Ferme en Ferme ®». L’association
d’accueil et d’éducation à l’environnement sur les fermes Sillons CIVAM, porte l’opération qui a lieu dans le département du Vaucluse.
Ces journées portes ouvertes sur des exploitations agricoles vous
permettront de découvrir, non loin de la Grande Bastide, d’autres fermes
du Vaucluse, à travers un circuit. Pendant ces deux jours nous serons à
disposition pour faire visiter au long de la journée la ferme à des
petits groupes, adhérents de l’AMAP et visiteurs curieux. Ce sera
l’occasion de parler des AMAP, de l’agriculture biologique, de
promouvoir la coopération et l’écologie sur notre territoire.
Un pique-nique auberge espagnole est proposé pendant les deux jours.
Si certains adhérents veulent s’impliquer dans l’organisation du
week-end, merci de contacter Françoise au 06 98 93 40 73.
Réservez une partie de ce week-end pour cette escapade !
2 févr. 2012
journal de janvier 2012
De novembre à février, la baisse de l’activité à la ferme permet à
tous les membres de l’équipe de prendre, chacun en alternance, des
vacances bien méritées.
Nous avons décidé cette année de participer à un voyage « d’études
et de coopération » à Cuba, organisé entre autres par des membres
d’Alliance Provence, des agriculteurs et diverses personnes intéressées
par ce pays qui connaît une période particulière de son histoire ; le
périple, fait de visites, de rencontres, avec le logement chez les
habitants, s’est construit autour des liens entre agriculture,
alimentation et santé et s’est intéressé aux politiques de
relocalisation et de distribution alimentaire.
De nombreux programmes d’installation de maraîchage biologique autour
des villes sont en cours, et nous avons visité quelques groupements.
Ceux-ci peuvent vendre sur les marchés locaux, et ont des contrats avec
des collectivités (école, maternité etc..) qui leur assurent le soutien
de l’état et l’écoulement de leur production. Nous avons visité aussi
des lieux de production et transformation de plantes médicinales. Une
large place est faite à ces plantes dans la médecine, et la santé est
très reliée à l’alimentation ; malgré une cuisine simple, peu variée
et…rationnée, l’espérance de vie est semblable à celle des pays
d’Europe. Les cubains sont bien formés et paraissent aimer beaucoup leur
île. Bien sûr, Cuba ce sont aussi les musiques populaires, le « son »,
les salsas et le rhum, mais nous n’avons pas abusé des moritos (cocktail
rhum, menthe, citron)…Nous sommes rentrés reposés et interpellés par ce
peuple joyeux, généreux et accueillant.
L’année 2012 s’annonce un peu incertaine, puisque Matthieu et Ana
nous quittent à priori à la fin du printemps ; notre fille Solange va
travailler avec nous à partir d’avril, pour quelques mois.
Un hiver doux qui a des conséquences
Nous rentrons dans la période la plus délicate concernant la
production et la conservation des légumes. La chaleur du début d’hiver a
fait pousser les végétaux rapidement (salades, mâche, choux….),
procurant de belles récoltes jusqu’en décembre; nous devons être mesurés
dans nos distributions maintenant, jusqu’à l’arrêt.
Une belle récolte de carottes, de courges, de céleris, de navets
etc….a été au rendez vous. Malheureusement, les oignons, dont la récolte
avait été belle aussi, ont souffert des hautes températures au
stockage. La levée de dormance s’effectue à 12° (et le gel à 0,5° !) ce
qui a été le cas, la germination sensibilise la chair des bulbes, qui a
tendance à pourrir. Nous trions avec attention et nous nous excusons si
vous avez trouvé des oignons abimés, d’habitude on craint plutôt le gel
dans la grange, il ne nous était jamais arrivé de craindre le chaud en
hiver! Nous vous avons donc distribué les derniers oignons, car la perte
a été sévère.
Pour vous consoler dites vous qu’il est employé couramment des
méthodes provoquant une dormance définitive des bulbes en pulvérisant de
l’hydrazide maléique, 15 jours avant la récolte, c’est un produit
autorisé…et non sans effets.
L’hiver doux a eu aussi pour conséquence que nous avons laissé les
serres très souvent ouvertes, et n’avons pas protégé les légumes avec
des voiles, moins de travail, donc !
*Attention date des dernières distributions :
Le lundi 27février pour Maras des bois
Le mercredi 25 février pour Paniers de saison
Le vendredi 2 mars pour Lou Tian et Cageots Rive Gauche
La reprise est mi avril, nous vous ferons passer les dates dans le prochain journal.
Visite de ferme
La visite de ferme aura lieu les 28 et 29 avril 2012, nous participons à un évènement « Le Vaucluse de ferme en ferme », qui est un évènement CIVAM (La France de ferme en ferme)
qui a lieu dans plusieurs régions. Pour la première fois dans notre
région 20 fermes y participent, nous sommes trois fermes proches dans le
sud Luberon, vous pourrez donc faire un petit circuit pour découvrir
d’autres lieux.
Nous vous en dirons plus dans le prochain journal.
Vers le printemps !
En janvier, les belles journées ont des airs de printemps, certains
arbustes ont déjà fleuri et, pour l’agriculteur, c’est le moment de
commander premiers plants, semences, d’épandre fumier, engrais, de caler
les rotations, terminer les nettoyages, faire des inventaires, c’est
aussi l’heure des résultats et analyses comptables. Nous devons
envisager des travaux de réparation de la toiture et de la charpente de
la grange, en mauvais état (fuites d’eau).
AMAP
Il nous reste encore quelques places pour une adhésion cette année,
comme beaucoup d’agriculteurs en AMAP dans notre région, les contrats
n’ont pas été renouvelés facilement, alors que nous avions commencé,
comme d’autres, avec des listes d’attente ! Le concept parait
s’essouffler, les contraintes (distributions à heures fixes, légumes en
fonction des récoltes saisonnières) semblent sans doute pesantes par
rapport à l’offre large du bio, entre marchés, magasins, paniers etc….
Dans ce contexte la mobilisation des adhérents, qui était celle de
maintenir et soutenir des fermes, doit retrouver du dynamisme.
Semences
Nous participerons à un programme du GRAB et de Bio de Provence qui
accompagnent les agriculteurs pour préserver et multiplier des variétés
bien adaptées localement, ce programme est en lien avec l’Italie
(programme transfrontalier), sur des variétés de tomates, poivrons,
aubergines, haricots…
25 nov. 2011
journal d'automne 2011
Renouvellement
Le début du mois de novembre est le moment des renouvellements de contrats.
Déjà huit ans d’existence pour les AMAP de la ferme, la première a
été celle de Paniers de Saisons, à Gardanne, la plus récente celle de
Cageots Rive Gauche, à Jouques.
Nous remercions les adhérents qui continuent à nous soutenir et ceux qui arrivent.
Les réunions de bilan pour chaque groupe, les assemblées générales,
la communication, la préparation et le renouvellement des contrats, la
gestion des paiements, représentent un travail bien partagé avec les
responsables que nous remercions aussi vivement pour leur engagement.
Certains ont remplacé d’autres qui ont donné de leur temps pendant
plusieurs années, merci donc à chacun de vous, anciens et nouveaux !
Récemment deux émissions Terre à Terre (France Culture samedi matin
7h) ont été consacrées aux AMAP, la deuxième s’appelait « 100% AMAP »,
avec l’interview d’une agricultrice de Beaucaire ; c’est le choix que
nous avons aussi fait pour notre ferme. C’est ainsi pour nous un
engagement à partager l’ensemble de la récolte ; notre équilibre, pour
maintenir une équipe et un revenu pour chacun, par rapport à des charges
de structure et la taille de la ferme est de 170 unités de légumes (ce
qui représente plus de 200 familles en contrat). Les ventes hors AMAP
n’ont lieu qu’en cas de manque de contrats.
Travaux d’automne, nouvelles des légumes
L’automne représente pour nous un léger ralentissement d’activité par
le fait du raccourcissement des jours, du ralentissement des arrosages
et de la moindre pression de l’herbe.
Nous nettoyons depuis quelques temps les serres et parcelles des
légumes d’été, avons préparé celles-ci pour les légumes d’hiver, la
pépinière est, depuis cette semaine entièrement vide, après la
plantation des dernières séries de salade, de mâche, d’épinards.
La pluie excessive après la sécheresse de septembre/octobre n’a pas
encore permis le semis des céréales, la douceur a accéléré l’arrivée de
certains légumes, les salades sous serre souffrent d’un excès
d’humidité, mais pas de catastrophe majeure chez nous.
Globalement les cultures vont bien, la douceur fait aussi germer
oignons et pommes de terre, que nous trions. La récolte de poireaux ne
sera pas très bonne, en raison de l’attaque de teigne au cours de l’été.
De l’entretien, rangements et nettoyages, les récoltes et le stockage
des légumes d’hiver et bientôt la gestion des ouvertures et fermetures
de serres, la protection des légumes contre le froid vont rythmer les
journées que nous ne passons pas en cueillettes et distributions.
Courges, courges
La récolte de courges ayant été particulièrement abondante, nous vous
distribuons les courges entières, à surveiller, couper et garder au
chaud. Une courge coupée, bien débarrassée de ses graines, peut se
garder hors du frigo pendant plusieurs jours, avec un torchon pour la
protéger. Il suffit au moment d’en cuisiner un morceau de couper la
partie à l’air qui a séché.
Cuisiner simplement
Certains demandent comment cuisiner fenouils, céleris rave ou
betteraves ; cru le fenouil s’allie avec l’orange ou la pomme, cuit il
fait partie des légumes du pot au feu ou de l’aïoli, se prépare en
gratin, ou simplement à la vapeur avec du poisson. Le céleri rave se
râpe seul ou avec les carottes, se prépare en cocotte avec des oignons
et de la pomme, vous pouvez faire d’excellents potages de betterave,
avec aussi de la pomme; et n’oubliez pas que toutes les salades et
autres feuilles et fanes sont excellentes en soupe, alliés avec tous les
autres légumes et toujours la pomme !
La Grande Bastide participe à la protection de la Garidelle
Nous avons été sollicités par le Parc Naturel Régional du Luberon
pour participer au projet de protection et renforcement d’une espèce
messicole (qui pousse avec les céréales) la Garidelle(Garidella
nigellastrum), espèce menacée au niveau mondial et protégée. Le CEEP
(Conservatoire, études et écosystèmes de Provence) est associé à ce
projet de sauvegarde, qui est approuvé par le Conservatoire Botanique
National Méditerranéen de Porquerolles. Nous sommes heureux de semer et
protéger ces précieuses graines dans notre blé meunier Florence Aurore.
Nous espérons réussir à renforcer sa jolie présence !
26 août 2011
journal d'été 2011
C’est déjà la fin du deuxième mois de l’été et la grosse chaleur est
arrivée, nous avons, en Provence, étés épargnés par la sécheresse, mais
comble de malchance c’est par de violents orages que des arboriculteurs
et maraîchers de Vaucluse ont été touchés, alors que déjà, pour beaucoup
d’entre eux, la situation était difficile.
Une politique de soutien aux agricultures locales, de rapprochements
entre paysans et habitants, d’adaptation des cultures aux sols, aux
climats, aux ressources, aux besoins vitaux des populations s’avèrera de
plus en plus important dans le contexte de crises financière et
humanitaires à répétition.
Travaux et récoltes
A la ferme le travail s’est intensifié depuis le mois de mai, avec
les binages, arrosages, cueillettes (celles des fraises et haricots
verts sont les plus longues), plantations pour l’automne et l’hiver :
choux, fenouils, betteraves, poireaux, semis de carottes…désherbages….
Au début du mois août nous avons récolté les pommes de terre d’hiver.
A ce propos, un petit rappel : merci de penser à nous rapporter les
caisses en plastique ou en bois, dans lesquelles nous stockons ces
dernières ; chaque année, il nous en manque plus d’une centaine, à tel
point que nous songeons à les consigner…
La récolte des haricots verts a été bonne, celle des pastèques et
melons canari aussi et, après le vol des premiers melons et aubergines,
tout est rentré dans l’ordre. Le « panier* » est semblable aux années
précédentes, excepté le basilic et le persil qui font parfois défaut
actuellement; l’essai de conduite avec paillage naturel de ces aromates
n’est pas (encore) concluant. Le paillage naturel permet de conserver
une meilleure structure des sols et l’humidité, mais provoque parfois
une ‘faim’ ponctuelle d’azote pour les plantes non pérennes.
La deuxième série de courgettes n’a pas donné autant que d’habitude,
le choix variétal (uniquement des variétés non hybrides F1) n’a pas
donné un gros rendement, il en manque donc parfois. Nous tentons de
faire évoluer nos pratiques mais parfois les essais (limités pour ne pas
rompre la qualité globale des distributions) ne sont pas concluants.
Les artichauts, eux, conduits cette année sur paillage (notre paille de
blé), comme les cardes avant eux, sont prometteurs. Nous espérons que
vous les apprécierez plus que celles-ci !
*Comme nous l’avons déjà évoqué, nous essayons de ne plus utiliser ce
mot de « panier » qui est devenu aujourd’hui un concept de service,
très développé sous de nombreuses formes, mais de parler de la récolte,
qui vous est vendue et distribuée, de façon équitable.
Les AMAP ont dix ans
Le 18 juin dernier une réunion des paysans en AMAP des secteurs Pays
d’Aix et Portes du Luberon a été organisée par Alliance Provence. Après
dix ans d’existence des AMAP, l’association constate que dans notre
région le nombre des adhésions ralentit, le renouvellement des contrats
est plus difficile, d’autre part certains agriculteurs peinent à honorer
les contrats, à fournir des légumes suffisamment diversifiés, ou sont
malgré tout en difficulté économique, ce qui décrédibilise les AMAP.
De nombreux jeunes souhaitent « s’installer en AMAP », alors qu’il
n’y a pas suffisamment de demandes de groupes d’habitants motivés et que
c’est un système particulièrement exigeant en terme de compétences.
L’offre de légumes biologiques, d’ici ou d’ailleurs, dont les prix
baissent, s’est développée ; magasins, espaces paysans, marchés, paniers
constituent maintenant une offre variée et large, accessible à tous
dans la proximité et plus souple que l’engagement avec des fermes.
Cependant l’éthique AMAP invite à faire prévaloir les logiques de
coopération aux logiques de concurrence, l’enjeu de la rencontre était
donc de favoriser une concertation entre producteurs, et de poser la
question : comment trouver une juste dynamique pour favoriser
l’essaimage du concept et son développement intelligent, le soutien aux
paysans qui s’installent ou qui bifurquent dans cette voie, parfois
combinée avec d’autres. Si les réponses ne sont pas évidentes, il semble
essentiel de veiller à ce que cette forme particulière de coopération
entre habitants et agriculteurs reste fondée sur la confiance, la
compréhension mutuelle et la conscience de ce que sous-tend le contrat :
l’engagement avec des fermes pour leur maintien en tant qu’espaces
d’agro écologie, de biodiversité et d’activité humaine. Le
fonctionnement des fermes, la question de l’alimentation et de ses
conséquences est donc au cœur du système. Des coopérations entre
plusieurs fermes peuvent peut être répondre aux complexités du système,
mais dans la limite des spécialisations qui ont fait les déséquilibres
actuels et sont contraires aux méthodes de l’agriculture biologique qui
exige des rotations.
Le contrat en AMAP permet de poser des questions et d’avoir des
éclairages que l’on ne retrouve pas dans d’autres formes de vente. C’est
sans doute en partie pour cela, et peut être pour sa dimension utopique
de changement des pratiques et du commerce autour du vivant, plus que
sur la question du coût et du contenu de « paniers » qu’il ne peut se
développer si facilement, peut être même n’est ce pas souhaitable tant
que les citoyens n’ont pas repris contact avec la terre nourricière ?
L’équipe, la vie de la ferme
Cet été nous avons embauché comme saisonniers Solange- notre fille
qui a remplacé Ana, enceinte- Yacine et Thomas ; Lauren, Kate et Eco
sont venus des Etats-Unis, d’Australie et de Belgique pour wwoofer.
Marlène, du lycée agricole de Valabre est venue en stage.
Et une petite Eloïssa, fille de notre fils Matthieu et d’Ana sa
femme, est née le 16 juillet… la cinquième de nos petits enfants ! Nous
lui souhaitons une belle vie, pleine de nature et de sourires….
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